L'Inde ordonne à GitHub de retirer le code de Bitchat de Jack Dorsey
Dans une décision controversée, l'agence de cybercriminalité de l'Inde a exigé que GitHub retire trois dépôts du code source de Bitchat, l'application de messagerie Bluetooth soutenue par Jack Dorsey. Cette décision prend place dans un contexte de tensions sociales et de restrictions sur Internet en raison de manifestations à New Delhi.
Une exigence de trois heures
Le 23 juillet, l'Indian Cyber Crime Coordination Centre (I4C), opérant sous le Ministère des Affaires Intérieures, a donné à GitHub un délai de trois heures pour se conformer à cette demande. Dorsey, via un post sur X, a critiqué cette manœuvre en disant : "Le gouvernement indien n'aime pas des technologies comme Bitchat et veut qu'elles soient retirées".
Cette exigence survient dans un climat de répression où le gouvernement indélicat semble vouloir contrôler les outils de communication susceptibles d’échapper à son autorité. La notification a été publiée peu après que de nombreuses personnes aient exprimé leur inquiétude quant à la montée de l'autoritarisme numérique en Inde.
Des manifestations et des coupures d'Internet
Les manifestations qui se déroulent à Delhi sont principalement le fait de jeunes étudiants protestant contre des fuites de sujets d'examen. À plusieurs reprises, les autorités ont supplié à la suspension de l'internet mobile dans un rayon de 1,5 km autour de Jantar Mantar, un endroit où des milliers d'étudiants se sont réunis depuis juin. En tout, ces coupures ont été effectives à cinq reprises depuis le 17 juillet.
Durant ces coupures répétées, les manifestants ont recours à des alternatives telles que Bitchat pour communiquer. L'application utilise un réseau maillé Bluetooth pour transmettre les messages en s'appuyant sur plusieurs connexions sans dépendre d'un serveur central.
Bitchat : la technologie contestée
Bitchat se distingue par son fonctionnement décentralisé ; elle permet d’intégrer jusqu’à sept appareils pour assurer la transmission de messages via le protocole Noise. En cas de disponibilité d’Internet, l’application peut basculer vers le protocole Nostr. Le fait qu’elle ne nécessite pas de numéro de téléphone ou d'inscription d'utilisateur contribue à son attrait dans des situations de restrictions.
Le problème soulevé par le gouvernement indien ne repose pas sur un contenu illégal en soi, selon l'Internet Freedom Foundation (IFF). Pourtant, il semble que la peur d’une technologie permettant une communication libre en période de blackout soit au cœur de ce conflit.
La réponse des défenseurs des droits numériques
L'Internet Freedom Foundation a qualifié cette demande de