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UniCredit recherche un partenaire technologique pour la garde et le courtage des crypto-monnaies
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UniCredit recherche un partenaire technologique pour la garde et le courtage des crypto-monnaies

Cryptahiti Team
5 min

UniCredit explore des technologies de garde et de courtage pour enrichir son infrastructure d'actifs numériques.

UniCredit recherche un partenaire technologique pour la garde et le courtage des crypto-monnaies

UniCredit, l'une des principales banques italiennes, s'engage dans une quête significative pour établir une infrastructure de garde et de courtage dédiée aux actifs numériques. Avec un objectif clair : devenir un acteur incontournable sur le marché des titres tokenisés et mieux intégrer les actifs numériques dans ses services financiers traditionnels.

Une infrastructure en évolution pour les actifs numériques

Le projet d'UniCredit s'inscrit dans un contexte où la tokenisation des investissements, notamment via les titres de créance, devient de plus en plus pertinente. La banque examine actuellement les technologies nécessaires pour mettre en place une garde directe des crypto-actifs et un système de courtage, tout en ajoutant une couche client à ses investissements basés sur la blockchain.

Selon Bloomberg, le processus de sélection d’un fournisseur pour cette technologie est encore à ses débuts. Aucune entreprise n’a été désignée à ce stade, et aucune décision finale n’a été prise concernant les services qui seront offerts aux clients. Toutefois, cette démarche marque une avancée majeure pour UniCredit au-delà de ses initiatives de tokenisation individuelles. Cette initiative vise à construire une infrastructure capable de soutenir les actifs numériques au sein de ses activités financières régulières.

Un besoin d'une infrastructure robuste

La recherche de nouvelles technologies par UniCredit va au-delà d’un simple stockage de crypto-monnaies. La banque envisage une infrastructure qui pourrait également prendre en charge l'exposition aux actifs cryptographiques, ainsi que des produits d'investissement tokenisés, des titres de créance et des outils liés aux stablecoins pour ses clients.

Pour assurer la garde, UniCredit devra gérer des opérations bien différentes de celles des comptes de valeurs mobilières conventionnels. Les systèmes institutionnels dédiés aux actifs numériques exigent des contrôles spécifiques, notamment la gestion des clés privées, l'autorisation des transactions, la séparation des actifs et des procédures de récupération. En parallèle, un service de courtage doit établir des connexions entre la garde, les lieux d'exécution, les fournisseurs de liquidités, ainsi que le système de conformité de la banque.

Cette décision d'opter pour un fournisseur externe pourrait réduire le besoin de construire cette infrastructure en interne. Cependant, les choix architecturaux détermineront quelles fonctions UniCredit contrôlera elle-même et lesquelles dépendront de tiers.

Vers un marché des actifs numériques plus complet

Les projets d'UniCredit ne s'arrêtent pas là. La banque a déjà investi dans des entreprises qui développent des infrastructures blockchain pour des instruments financiers traditionnels. Ces initiatives sont conçues pour améliorer l'émission et le traitement des titres numériques. Cependant, la mise en place d'une garde et d'un système de courtage répond à un besoin différent : celle de fournir une infrastructure permettant à ses clients de détenir et de transiger ces actifs.

Il est crucial de faire cette distinction pour la tokenisation institutionnelle. Émettre une obligation sur une blockchain ne garantit pas à elle seule la création d'un marché complet. Les investisseurs nécessitent un accès réglementé, des services de garde, ainsi qu'une infrastructure de trading et de règlement, afin que les titres tokenisés puissent opérer à grande échelle aux côtés des instruments traditionnels.

L'implication dans le projet Qivalis

En parallèle de cette recherche technologique, UniCredit est également directement impliquée dans le projet Qivalis, une initiative soutenue par la banque visant à développer un stablecoin euro réglementé. Le consortium a récemment annoncé une expansion, atteignant désormais 37 institutions financières dans 15 pays européens, et prévoit de lancer un stablecoin adossé à des euros à un ratio de 1:1.

Qivalis a déposé une demande auprès de la De Nederlandsche Bank pour obtenir une autorisation en tant qu'institution de monnaie électronique et vise un lancement au second semestre 2026, sous réserve d'approbation réglementaire. Ce projet s'attaque aux aspects de liquidité de la finance on-chain tout en s’éloignant des exigences de garde d'UniCredit.

Un actif de règlement libellé en euros permettrait aux titres tokenisés et aux paiements d'échanger de la valeur en utilisant une infrastructure blockchain sans nécessiter un paiement hors chaîne supplémentaire. Ce dispositif pourrait changer la donne concernant la facilitation des opérations avec des actifs numériques au sein d'un cadre réglementé.

Vers une stratégie numérique intégrée

La réglementation MiCA établit le cadre qui guidera les services liés aux stablecoins et aux cryptomonnaies, mais Qivalis doit encore obtenir son autorisation néerlandaise avant de se lancer. Ainsi, les avancées réglementaires du consortium restent distinctes des recherches menées par UniCredit pour son futur fournisseur technologique.

La sélection du fournisseur de services de garde déterminera en grande partie les ambitions d'UniCredit. Un système axé sur Bitcoin, Ethereum et un nombre limité d'actifs cryptographiques traduirait un modèle de courtage crypto institutionnel classique. En revanche, un soutien aux obligations tokenisées, aux stablecoins et à d'autres titres natifs de la blockchain indiquerait une architecture de marchés de capitaux plus extensive.

La connectivité avec les blockchains publiques sera également un indice clé ainsi que le soutien à la gestion institutionnelle des clés, à l'approbation politique des transactions, à la séparation des actifs et à l'interopérabilité avec les systèmes de valeurs mobilières classiques.

Ces capacités sont cruciales, car les banques ne managent que rarement les actifs numériques comme des produits isolés. Les positions des clients doivent finalement se connecter avec des vérifications d'identité, un suivi des transactions, des rapports, des contrôles de risque et l'infrastructure de portefeuille existante.

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Cryptahiti Team Rédaction

La rédaction Cryptahiti couvre l'actualité crypto et blockchain en Polynésie française.

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